29 novembre 2009

Bizarre

Je me sens bizarre aujourd'hui. Pas très bien dans ma peau. Triste, sans raison. Pas motivée pour me lever demain et aller bosser. Envie de dormir. Envie de rejoindre ceux qui sont partis trop tôt. J'ignore pourquoi ça ne va pas fort. Puis je me sens moche. Moche et grosse. Envie de perdre du poids.

A midi, comme chaque dimanche quand je ne reçois pas d'amis à la maison, j'ai mangé chez mes parents avec Eric.

J'étais bien quand je suis arrivée chez eux, bien au début du repas, puis la tristesse m'a envahie comme ça, brutalement.

Je n'ai pas d'explication.

23 novembre 2009

Happy birthday to me

Voilà, 40 plus 1 !!!! On vieillit encore d'une année. 41 ans depuis 10H10 aujourd'hui. J'ai été gâtée. D'abord par ma marraine qui m'a confectionné de délicieuses petites meringues (deux sachets), de la tout aussi délicieuse pâte de coing que j'ai déjà terminée (de même que les meringues), de la confiture de figues/poires que je n'ai pas encore entamée et une touchante et belle carte...de noël. LOL. Cela m'a bien fait rire ! Merci Danièle et gros, gros bisous encore !!!!!

Ce matin, j'ai reçu deux sms de Murièle et René, des tas de messages sur facebook, un DVD du concert de Céline Dion par Murièle, René et mon filleul Gwendan remis ce week-end en mains propres, ainsi qu'une magnifique carte d'anniv' et j'ai eu un petit livre sur les chats, eu droit à un gâteau au chocolat fait par la petite fille de Nadia.

 

J'ai eu aussi droit à une visite de ma chef de service sur l'un de mes lieux de travail. Ainsi, on a appris toutes les deux par Alex que le Pivo allait bientôt déménager (fin décembre, pendant les vacances de noël) et qu'ils allaient s'installer 20 m plus loin au 24 avenue Jean Jaurès, dans des locaux plus neufs et plus spacieux.

De ce fait, je suis totalement déboussolée et fortement inquiète des conséquences de ce déménagement et des modifications qu'il va obligatoirement m'apporter dans mon planning actuel ! Je suis prise au dépourvu. Etant donnée la plus grande superficie et le nombre plus important du personnel car il va y avoir réunification de deux entreprises (entreprise n'est pas le terme exact mais je ne trouve pas l'autre mot), je n'interviendrai plus deux heures par semaine mais davantage. Seulement, comme rien n'est encore défini, ni ma chef ni moi ne savons encore comment cela va se goupiller. Jusqu'à maintenant, mon planning était établi de 6H du matin à 13H, je faisais donc journée continue et cela me convenait parfaitement. J'intervenais au Pivo le lundi et mercredi de 12H à 13H. Ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas faire plus que 7H par jour. Mais ce qui est certain également, c'est que ma chef va ré-étudier mon planning afin d'ajuster mon temps d'intervention au Pivo en conséquence des nouveaux locaux et du personnel.

Alors les questions que je me pose sont: quel(s) jour(s) va-t-on m'enlever des heures sur un poste ? Quel poste ? Et si l'on décide de m'ôter des heures, qu'adviendra-t-il de ce poste sur lequel on m'ôtera des heures ? Je ne pourrai pas entretenir les lieux de la même manière.

Ma chef va-t-elle me demander de ne plus faire journée continue afin également que je puisse intervenir au Pivo quand le personnel est absent des locaux, car actuellement et depuis plusieurs années, ceux-ci sont toujours occupés quand je viens nettoyer les bureaux ?

Sauf que je ne veux pas de ce changement, moi ! Bien sûr, j'extrapole...! Mais pas tant que ça ! Ma chef m'a raccompagnée chez moi et en route on en parlait; elle disait que du coup "il y a toujours du monde au Pivo quand je fais le ménage" et que (je cite) "ça ne va pas du tout !" (ça fait un moment déjà que je le lui disais...). Seulement, quand pourrais-je venir faire le ménage en-dehors de midi ? Le matin, je suis en mairie. A midi, au vu de ce que je viens de dire, ça ne sera plus possible...et le soir, je sais que le Pivo ferme vers 17H et qu'ils ont souvent des réunions après la fermeture. Et vu que je commence le matin à 6H, il y a une amplitude horaire à respecter. Du reste, ça me couperait toutes mes journées de devoir revenir travailler l'après-midi ou le soir. J'ai besoin de mes après-midi pour prendre mes rendez-vous chez le psy et autre....et surtout ME  REPOSER  !!!!!

Voilà, une journée d'anniversaire ternie par cette annonce de déménagement de locaux et modification de mon temps d'intervention !

Je vais angoisser et cogiter jusqu'à ce que ma chef me donne mon nouveau planning...

16 novembre 2009

Oreille interne

Journée harde aujourd'hui. Fatiguée. Dur lundi. Je suis la seule titulaire ! Marie est en accident du travail depuis mardi dernier et jusqu'au 27 novembre et je suis toute seule avec trois remplaçantes à qui il faut montrer le travail, dire où prendre et reposer les clefs etc et non seulement ça me fait perdre du temps mais en plus je fais des pas supplémentaires. Parce qu'en plus elles changent presque chaque jour, elles sont parfois déplacées et mises ailleurs sur un autre poste et secteur !

 

Cet après-midi a eu lieu mon RDV chez l' ORL. J'ai appris que c'est mon oreille interne gauche  qui est la cause des vertiges que je supporte et subis depuis plus de 6 semaines. Il m'a fait mettre debout, yeux fermés, bras tendus en avant et je devais piétiner sur place pendant le premier test. Lorsque j'ai rouvert les yeux, j'avais dévié sur la gauche sans m'en rendre compte !

Vendredi, mon psy avait supposé que c'était un médicament qui était la cause des vertiges et finalement pas du tout.

Je dois repasser un autre examen où l'on va m'infiltrer de l'eau tiède et froide dans l'oreille. Je déteste avoir de l'eau dans l'oreille en temps normal ! ça va être sympa ! Beurk ! L'examen va durer entre 1/2 H et 3/4 H. Je dois donc revoir l'ORL le 22 décembre.

Aujourd'hui, il m'a aussi fait passer un test auditif et le résultat n'est pas sensas puisque l'ouie a baissé des deux côtés et c'est surtout les sons graves que j'ai du mal à percevoir.

Sinon, concernant le problème de vertiges, le médecin ne veut pas me prescrire de médicaments pour le moment car j'en ai déjà assez avec les neuroleptiques...

En définitive, rien de grave et je suis bien soulagée car anxieuse comme je le suis je me voyais déjà avec une tumeur au cerveau !!!

Le plus grave c'est le coût de la consultation ! L'examen a duré en gros un quart d'heure et j'ai payé 84 € !!!! J'ai cru que j'allais faire une syncope ! LOL


15 novembre 2009

Une séance particulière

Vendredi a eu lieu ma séance bimestrielle chez mon psy. Mon père m'avait accompagné en voiture et patientait dans la salle d'attente, faisant des mots croisés en m'attendant.

Psychiquement, je vais très bien en ce moment. Au travail, bien que ce soit toujours hard et fatiguant, parfois stressant quand une collègue manque et qu'aucune vacataire n'est mise en remplacement sur son poste, ou quand les intempéries m'ajoutent une couche de boulot supplémentaire, je parviens toutefois à gérer sans m'énerver et à récupérer assez facilement de ma fatigue.

Dans ma vie, tout s'améliore aussi; ma situation financière s'arrange, je sors la tête de l'eau doucement, grâce à l'aide de mes parents. Murièle dit que je suis gâtée, elle a raison sur ce point: j'ai une famille aimante et protectrice... Nous sommes très soudés et je mesure ma chance.

Vendredi, mon psy m'a demandé si cela me dérangeait d'inviter mon père à prendre part à ma séance. C'est la première fois en 4 ans ! Mon père est donc entré, plutôt mal à l'aise, se faisant petit. Je l'ai senti inquiet et assez méfiant, sur sa défense. Faut dire que chez nous psy était un mot tabou lorsque j'étais jeune...

Le docteur lui a demandé sa perception de moi, comment il me sentait en ce moment et papa a répondu que j'étais bien et semblais aller bien. Ont suivis tout une série de questions intéressantes posées à mon père me concernant et petit à petit papa est devenu plus à l'aise mais offrant tout de même ses réponses avec calcul. Comme s'il avait peur d'en dire trop.

Concernant mes vertiges, le médicament Tiapride serait peut-être en cause. Je dois en diminuer la posologie pour voir.

Demain, j'ai mon RDV chez l' ORL à 14H45...

En dehors des vertiges, je recommence à avoir du psoriasis su le dos de la main gauche comme au printemps dernier. J'ai aussi un cycle menstruel irrégulier; là ça fait 5 jours que j'attends mes règles alors que le mois dernier celles-ci sont survenues 4 jours en avance. C'est ainsi depuis 3 mois. Ce matin, je me suis réveillée comme si j'avais faim, l'estomac me brûlant mais même après avoir mangé un bout j'avais toujours mal.

Je pense être entièrement responsable de tous ces maux ou bizarreries. Peut-être suis-je inconsciemment hypocondriaque ?

07 novembre 2009

Vertiges

Voici plus d'un mois qu'ils m'accompagnent au quotidien. Qui ? Non, plutôt quoi ? Comme le titre l'indique, je souffre de vertiges.

Pas le même genre que je supportais étant enfant. Ceux que j'ai eus entre l'âge de trois ans et celui de 17 ans, époque qui a signé l'entrée et la sortie définitive de l'école. Ceux qui étaient sans doute le fruit de mon anxiété vis à vis de cette école que j'ai détestée, puisque malgré des examens en milieu hospitalier, on ne m'a jamais rien trouvé qui pouvait expliquer ces vertiges.

A l'époque, je me levais le matin et étais dès le saut du lit sujette à ces vertiges; la tête me tournait. Ou plutôt, j'avais le sentiment que tout tournait autour de moi. Je finissais par ne plus rien voir, je vomissais et prenais un malaise qui heureusement ne durait jamais longtemps. Par contre, les vertiges, quant à eux duraient plusieurs jours et me forçaient à garder le lit. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, ce n'était absolument pas agréable et j'en venais à appréhender les crises soudaines et brutales. Cela survenait même en période de grandes vacances puisque j'ai le souvenir de vertiges contractés durant mon séjour dans les pyrénées atlantiques, à St Jean-de-Luz. Je revois mon père et mon frère partir en promenade à proximité de la maison que mes parents louaient, et moi obligée de rester tranquille à la maison ! J'étais très éprouvée par cette "punition" que m'affligeaient ces vertiges.

 

Aujourd'hui, et ce depuis plus d'un mois déjà, un autre genre de vertiges est survenu. Pas de nausées, pas l'impression que tout tourne autour de moi, pas de malaises ni vraiment de maux de tête (bien que...) Juste une sensation très désagréable que le coeur dans ma poitrine va se décrocher... Enfin, je ne sais pas comment l'expliquer... L'autre jour, mon coeur a tachychardé durant un bref instant. Mon coeur avait déjà souffert de cela auparavant mais c'était durant ma période d'anorexie, quand j'étais trop maigre et que je le faisais souffrir. Je n'ai même pas besoin de marcher ni de tourner la tête, rien qu'un mouvement des yeux dirigés dans une autre direction provoque ces vertiges. Si je me déplace, la sensation est multipliée par deux. Hier, je suis allée à la médiathèque de St Genis Laval rendre et reprendre des livres et ai dû courir pour attraper le bus. J'ai eu ces vertiges tout le long du trajet et ceux-ci ont perduré toute la soirée.

La nuit, ils me laissent tranquille. Ce matin, j'allais bien mais ce soir et a fortiori sans raison, ils ont repris et sont assez violents. Je devrais dire que tant qu'ils me laissent travailler et vivre normalement je ne devrais pas m'en soucier, mais je  trouve bizarre qu'ils durent depuis si longtemps, ponctuellement. Je suis allée consulter le docteur Targe qui m'a dit que je n'avais aucun bouchon de cire, tels que je le pensais, qui pourrait en être la cause directe. Il ne pense pas à la thyroïde non plus, bien que je sois suivie déjà pour un petit problème de goître depuis quelques années et bien qu'il évolue d'année en année, selon les résultats des échographies effectuées. D'après lui, cela pourrait soit venir des cervicales, soit de l'oreille interne. Donc, il m'a mise en relation avec le docteur Magne, spécialiste ORL, avec qui j'ai rendez-vous le 16 novembre après-midi. J'arriverai peut-être enfin à savoir ce que j'ai ce jour-là !

En plus de ces vertiges, je me sens assez fatiguée. Aujourd'hui, mon activité principale a été de somnoler sur mon lit-divan.

Comme je suis quelqu'un de facilement anxieux, j'imagine toutes sortes de maladies que j'aurai pu contracter, genre tumeur au cerveau...Parfaitement idiot, je le sais !!!!

Ce mois de novembre est chargé en rendez-vous. Le 13 chez le psy, le 16 chez l'ORL, le 25 à l'hôpital pour un autre EMG et ensuite, le dernier mais cette fois pour le 9 décembre, à l'hôpital pour une radio du coude, suite au nerf cubital pincé...


26 octobre 2009

Planning de ministre !

Christel est "overbookée".

Rien que pour les mois de novembre et décembre qui ne sont pas encore commencés, je n'ai pas moins de 4 rendez-vous en attente !

Un premier chez le psy, le vendredi 13 nov.

Un second à l'hôpital Lyon sud le 25 nov pour un deuxième EMG. Le premier ayant bien montré une souffrance du nerf cubital gauche..

Le troisième avec un spécialiste à l'hôpital Edouard Herriot, avec l'assistant du Pr HERZBERG, le Dr GRAS, le mercredi 9 déc, pour une radio du coude gauche.

Le dernier avec le Dr MAGNE, un ORL pour mes problèmes de vertiges qui persistent depuis environ 3 semaines...

Pour ce dernier, j'avoue ne pas très bien comprendre pourquoi le Dr TARGE m'envoit voir un médecin ORL !

Ne va-t-on pas, en principe, consulter un neurologue pour des vertiges ?

Enfin, bref...de toute façon, je suis bien obligée de faire ce qu'on me dit...

 

Récemment, je faisais un peu n'importe quoi moi !

Genre:

Allumer le four, le mettre à préchauffer dans l'intention d'y mettre un gratin...et l'éteindre sans y avoir préalablement enfourné ledit gratin...

Mettre du linge dans le lave-linge et omettre de le mettre en route...Et m'en rendre compte que le lendemain...

Aller à la pharmacie munie de la mauvaise ordonnance...Et devoir rebrousser chemin et revenir plus tard...

Egarer une ordonnance et ne jamais lui remettre la main dessus malgré d'intenses recherches...Et être obligée de s'en faire ordonner une autre (en échange d'un "petit" chèque) (voilà la recette pour perdre de l'argent bêtement)...

Egarer un contrat récemment reçu de la MACIF et ne jamais le retrouver...

Et...Non, ce n'est pas dû à un prétendant qui me ferait tourner la tête (Tiens, fameux jeux de mots...LOL) et perdre mes esprits.

16 septembre 2009

Encore en arrêt de travail !

Comme l'indique le titre, je suis chez moi.

Je suis rentrée à 9H30.

Je vous raconte, en tachant d'être le plus explicite possible (dur, dur pour moi et vue la situation):

Ce matin, je me rends à la mairie où je fais mon boulot. Jusque-là, rien à signaler, tout se déroule bien. Aucun souci.

A 8H30, ma chef de service arrive. Je me trouvais devant notre placard qui nous sert de vestiaire à mes collègues et moi. J'attendais que mes collègues partent pour récupérer les clefs et poursuivre mon travail. Je discutais tranquillement de choses et d'autres en attendant. Voilà que ma chef me demande soudain pourquoi je ne suis pas partie à la maison des associations faire le ménage, puisque les locaux sont libres. Interloquée, je parviens quand même à lui dire:

1) que c'était hier que les locaux étaient libres et non aujourd'hui et que du fait j'y avais pu faire le ménage à fond.

2) que comme convenu, j'attendais un appel de Gilles (le bras droit de Mr L ) qui devait me prévenir lorsque le moment serait venu pour moi de me rendre à la MDA (maison des associations) car les locaux seraient libres et que pour l'heure ce n'était toujours pas le cas.

3) qu'en plus le mercredi je reste à la mairie jusque 9H30 et non 8H30 et que j'avais donc encore du travail à y faire.

Devinez ce que ma chef me répond ?

Que ça ne fait rien, que je laisse la mairie, que je n'ai qu'à aller quand même à la MDA "avant qu'ils arrivent" (comprendre la cellule de crise) et assurer l'entretien des sanitaires, et laver les sols "car il a plu".

Je lui ai redit quand même que j'avais lavé la veille...

Oui mais il pleut encore...me répond ma chef.

Seulement:

1) je devais rester théoriquement à la mairie jusqu'à 9H30 poursuivre mon travail comme inscrit sur mon planning (désolée mais je le respecte depuis toujours je ne vois pas pourquoi ça devrait changer justement ce jour-là alors que les locaux de la MDA ne sont pas inoccupés, de surcroît)

2)j'avais pour consigne depuis notre entretien la veille d'attendre l'appel de Gilles (ma chef a téléphoné en ma présence, je sais encore ce que j'ai entendu !) sur mon tel portable.

3)je ne peux décemment laver des sanitaires et surtout des sols s'il y a du monde présent sur place !

Devant témoins (mes collègues Marie, Gilberte), voilà que ma chef ajoute:

Et les heures que vous n'aurez pas faites, vous irez les faire à la maison des syndicats puisqu'il n'y a eu personne pendant votre arrêt maladie et que ça doit être sale..

Alors là, un comble pour moi !!!! Je l'ai pris très mal. Comme une provocation car elle le savait pertinemment que c'était sale mais ne s'en est pas préoccupée durant les 18 semaines où j'ai manqué !!!!!! Et maintenant que j'ai repris on me donne tout le sale boulot !

Depuis vendredi dernier (moins d'une semaine) que j'ai repris, je suis HS !!! Autant physiquement que psychologiquement.

Mes collègues étaient abassourdies. Gilberte a même cru que ma chef allait me dire de récupérer les heures que je n'aurais pu faire, au cas où...

Marie, qui me connait, m'a dit: garde ton calme, Christel.

Je suis partie de la mairie, j'ai pris le chemin de la MDA quand, arrivant au niveau de la voix ferrée mon tel portable a sonné.

C'était Gilles. Je m'y attendais puisque c'était prévu. (Pour rappel)

Je prends la communication, Gilles me demande si je suis à la MDA, je lui explique que je suis en route pour et il me dit ce que je savais déjà, à savoir qu'il y avait déjà du monde. Ainsi que demain, jour des obsèques du père de famille et sa fille décédés dans l'incendie, et que de surcroît il y aurait un repas demain juste avant. Et la salle allait être occupée toute la semaine. Gilles m'a demandé quand je pourrai me rendre à la MDA et là, que lui répondre ? Je n'en sais strictement rien, moi !

Ce n'est pas à moi de le dire...Logiquement. Vu que j'ai d'autres postes de travail en-dehors de la MDA et des horaires.

Il voulait que j'y aille demain matin mais j'ai mairie de 6H jusque 8H30, Maison des syndicats de 8H30 à 10H30 et MDA en principe de 11H jusqu'à 13H...Et Gilles me dit qu'à cette heure les locaux seraient occupés...

J'ai vu rouge. On me balade. On change de version chaque jour. On se permet de me mener en bateau en plus. J'ai craqué. J'ai pris mon tel portable et j'ai demandé à parler à ma chef. Je lui ai dit que l'on me baladait, qu'on essayait de me provoquer, de me faire craquer et que si on cherchait un suicide ils allaient l'avoir. Que je faisais plein d'efforts de mon côté, que je me battais etc et que depuis vendredi que j'ai repris je suis déjà épuisée autant physiquement que psychologiquement et que ça suffisait, que j'en avais marre, que j'avais retrouvé mes postes dégueulasses, qu'on avait mis aucune remplaçante sur certains postes et sur d'autres seulement à moitié et que j'étais débordée. Ma chef s'est montrée toute calme, toute douce (je crois qu'elle était sincère mais allez savoir !) me disant qu'elle voyait bien mes efforts, qu'elle me remerciait et de ceux-ci et de mon travail et qu'on n'avait rien contre moi au contraire, qu'on ne cherchait pas à me faire craquer, qu'en m'envoyant ainsi à la MDA elle cherchait justement à ce que je n'ai pas d'heures à récupérer (?) (oui mais puisque les locaux ne sont PAS LIBRES...?)etc... Je lui ai dit que j'allais voir mon docteur cet après-midi à 14H et me mettre en arrêt jusqu'à la fin de la semaine, jusqu'à que ça redevienne NORMAL sur tous mes postes ! Que je ne pouvais pas assumer ce qu'on me demandait de faire...

15 septembre 2009

Suite et... Fin ??????

Voici la suite des événements des jours en cours (lire article précédent):

Ce matin, alors que j'espérais trouver un mot de ma chef m'indiquant comment procéder à l'entretien de la maison des associations ce jour, ainsi que les jours prochains, eh bien rien, absolument aucun message à mon intention.

A 9H30, en quittant la mairie, alors que je remettais les clefs à leur place dans le bureau de ma chef de service, je trouve celle-ci en pleine communication téléphonique. J'attends donc un court instant dans le couloir qu'elle ait fini de s'entretenir avec son correspondant afin de lui demander s'il y a du nouveau pour moi...

Justement, elle y songeait.

Entre hier et ce jour elle avait reçu un mail de Mr L responsable de la Renaissance et gérant des locaux du quartier de la Saulaie.

Alors, depuis hier, il y a déjà du changement: je dois au moins entretenir la grande salle et les sanitaires de la maison des associations...alors qu'hier, en ma présence, Alice du Pivot donnait une autre version à ma chef ! Allez y comprendre quelque chose... Moi j'abandonne.

Le problème étant tout de même que les locaux sont occupés...(ne me suis-je pas privée de le rappeler à Mme A.

Il faudrait voir avec Mr L quand vous pouvez intervenir...(me dit ma chef)

Alors que la veille je suis allée le voir et qu'il m'a répondu de "voir avec Mr Proton"...

Je l'ai vu hier et il ne le sait pas ! (ai-je répondu un brin agacée, fatiguée)

Et il faut qu'on demande à Mr Proton ! (ai-je poursuivi essayant de garder mon calme) (très difficile, un exploit me concernant)

Mme A tente de joindre Mr Proton qui est absent de son bureau. Ma chef, sur ce, appelle Mr L et lui dit "qu'il faut absolument que je sois en contact avec lui car c'est lui le gérant et qu'elle ne peut joindre Mr Proton".

Mr L lui répond qu'il a une réunion (et oui, encore ! La deuxième en deux jours...si je pouvais être aussi souvent en réunion je tiendrais une année entière sans me mettre en arrêt maladie !)

Pas de chance, ma chef aussi avait une réunion et n'était pas en avance...

Résultat du schmilblick ? Il s'est avéré que ce matin la maison des associations étant inoccupée (c'est pour ça qu'il pleut à mon avis) je pouvais m'y rendre pour assurer son entretien. Enfiiiiiiiiiiiin ! Tout ce temps perdu pour me dire que je pouvais y aller aujourd'hui !

Par contre, ne sachant pour les jours suivant, c'est son "bras droit" qui doit me contacter sur mon portable pour me tenir au courant de la situation, afin que je sache comment et quand intervenir mais pour l'heure, mon téléphone est resté muet...

Donc, demain, môa pô savoir où môa aller ni quand !

Ils vont me faire crever à petit feu, je ne tiendrai jamais l'année comme ça, je suis déjà épuisée alors que je rentre de maladie et que j'ai eu 18 semaines de repos ! Je vais finir en invalidité avant l'âge de la retraite, sûr... Je ne ferai pas de vieux os !

14 septembre 2009

Comme un pion sur un échiquier

Deux petits jours que j'ai repris le travail et je suis déjà fatiguée !

J'ai retrouvé des locaux soit complètement sales car pas du tout entretenus durant les 18 semaines durant lesquelles j'ai été absente.

Soit à demi entretenus.

A la maison des syndicats, malgré un coup de fil des personnes qui travaillent donné à la mairie, aucune vacataire n'a été envoyée pour entretenir les locaux ! Problème budgétaire, toujours la même rangaine.

Qu'on ne vienne plus me parler "d'image de marque" de la mairie (ou la mienne !) car je vais "péter un cable" la prochaine fois !

Je saurais quoi répondre et je ne l'enverrai pas dire.

C'est vrai ça, pourquoi est-ce plus indispensable que le ménage soit fait à la mairie, maison des associations ou encore au pivot qu'à la maison des syndicats ? Parce qu'il y a moins de chance que ce soit critiqué qu'à la mairie ou autre ? Sauf que les personnes qui viennent trouver les gens des syndicats ont leur opinion et ils ont bien raison. Je serais eux, j'irais en toucher 2 mots auprès de certaines personnes municipales et je leur ferais bien honte en leur parlant de l'état de crasse des locaux !

La prochaine fois que je croise Mr le maire dans un couloir de la mairie, je ne me gènerai pas pour lui parler de ce problème de remplacement... On verra si c'est vraiment la hiérarchie au dessus de ma chef de service qui en a décidé ainsi.

 

A la mairie, sur mes deux postes, la poussière s'accumulait depuis des semaines sur les claviers d'ordinateurs. Entre autres.

Les filles du service urbanisme/voirie m'ont dit "qu'il y avait eu du laissé aller" et "qu'on voyait nettement la différence quand c'est moi qui fais l'entretien des bureaux". Un bon point pour moi ! Et toc.

Sans compter que ma chef n'a pas pensé à mettre quelqu'un de 8H30 à 9H30 les deux jours où j'interviens à la mairie pour entretenir les escaliers en ciment et le bureau des élus. Je n'ai pas encore approché ce dernier (demain) mais j'imagine...

L'escalier en ciment...comment dire ? Je vais devoir porter un masque chirurgical pour le balayer, tellement il y a de saletés !

C'est dire. Sinon mes poumons seront tellement encombrés que je vais m'étouffer avec !

 

Jeudi soir dernier, il y a eu un grave incendie d'appartement au quartier de la saulaie où se trouve la maison des associations que j'entretiens chaque jour de la semaine, du lundi au vendredi. Il y a d'ailleurs eu deux morts. Un père et sa petite fille de trois ans sont décédés, intoxiqués par les émanations des fumées qui ont envahies la cage d'escalier. Ils habitaient trois étages au-dessus de l'appartement sinistré (premier étage). Ils ont reçu les soins sur place et à l'hopital mais après être tombés dans le coma, sont décédés tout deux. C'est horrible.

Lorsque les soldats du feu sont arrivés sur place (85 pompiers), c'était, parait-il, un vrai scénario apocalyptique. Des gens gisaient sur le trottoir, plus ou moins blessés car s'étant defenestrés. L'un d'eux a le talon fracturé, d'autres des brûlures légères...

Depuis vendredi matin, une cellule de crise a établi son QG à la maison des associations. Quand je suis arrivée pour faire le ménage les locaux étaient bien sûr occupés. Mais personne n'avait jugé bon me prévenir avant. Alors je suis rentrée chez moi. Pas d'autre choix. Ma chef de service n'était pas là et Mr L qui gère les locaux...je l'ignore.

Ce matin, alors que je pensais faire mon travail normalement, la cellule de crise occupait toujours les locaux (et semble y être toute la semaine encore d'après le peu de renseignements que j'ai obtenus ce matin). Je ne pouvais rien faire du tout !

Agissant en professionnelle, j'ai appelé la mairie, demandant à parler à ma chef de service mais elle ne devait arriver qu'en fin de matinée. Mme P n'était pas là non plus. J'ai donc pensé aller faire le ménage au pivot à la place et les ai prévenu par teléphone auparavant pour savoir si je pouvais venir. J'y suis allée. Dans la matinée, j'ai rappelé ma chef de service qui m'a dit de "me rapprocher" de Mr L qui gère les locaux afin d'obtenir plus d'infos... Je lui ai quand même dit qu'elle était ma chef de service mais elle m'a répondu que dans ces conditions c'est à Mr L que j'avais affaire et non à elle !

Génial ! En plus, entre cet homme et moi le courant ne passe pas, c'est pire que chien et chat !

Je suis donc allée jusqu'à la Renaissance pour m'entretenir avec lui (il n'était pas dans son bureau et personne ne semblait vouloir m'ouvrir la porte alors que je sonnais à l'interphone). Quelqu'un de la MJC qui était en réunion m'a gentiment ouvert à force de m'acharner comme une malade sur la sonnerie et de frapper à la porte... (surtout qu'il y avait du monde dans le bureau de Mr L !) J'ai exposé mon problème, on m'a répondu que Mr L était en réunion (ben tiens) et il est venu quand même, m'accordant deux secondes de son précieux temps pour me dire "qu'il n'en savait pas plus" et que "je devais en parler à Mr Proton". Voilà où ça m'a mené tout ça. Retour case  départ ! J'ai bien insisté en lui disant que c'était ma chef de service qui m'envoyait auprès de lui ! Mais...

Alors, les frais de téléphone...à ma charge (pour ne pas changer)

Plus les pas et déplacements supplémentaires à ma charge aussi !

Et tout ça pour ça: je ne sais toujours pas ce que je dois faire demain !!!! Ainsi que le reste de la semaine.

Oui, je sais: appeler Mr Proton à la mairie pour en apprendre plus...Seulement, ce n'est pas ce cher homme qui saura où je dois aller en attendant mais plutôt à ma chef de service de s'en préoccuper.

Quant à moi, j'estime en avoir fait assez et que ce n'est pas à moi de faire leur boulot en plus.

10 septembre 2009

Reprise du travail

Demain, vendredi 11 septembre. Une date à retenir. Pour deux raisons.

D'abord, ce jour marquera le 8 è anniversaire des attentats du world trade center, à New York, et commémorera ses milliers d'américains, de pauvres innocents morts dans les tours ou les avions détournés... Sans oublier les soldats du feu, courageux hommes morts en mission.

Puis, je reprendrai le chemin du travail après 14 semaines d'arrêt maladie et 4 semaines de congés annuels.

Deux sentiments mêlés en moi: la joie et l'excitation de retrouver mes collègues avec lesquelles je m'entends bien et que j'apprécie.

L'absence de motivation de retourner au travail, sachant pertinemment ce qui m'y attend et le fait que très vite je ne parviendrai plus à gérer le stress du poids de la tache. Pour rappel: deux postes en mairie pour un seul salaire.

Deux pour le prix d'un !

Entretenir à moi seule ce que nous entretenions à deux, Nicole et moi en une semaine et pour le même nombre d'heures !

Pas la peine d'espérer que la doctoresse à la médecine du travail aura parlé avec ma chef de service... Elle devait s'entretenir avec elle, se rapprocher d'elle ainsi qu'elle a tourné sa phrase mais la question qu'elle m'a posé la semaine dernière lors de ma visite de contrôle me laisse sans illusions. Le Dr Reyne m'a demandé si j'avais discuté depuis mon arrêt avec Mme A ma chef de service...Or, pas du tout sur ce sujet !

Je meurs d'envie des fois de me faire mal exprès pour ne pas avoir à travailler. Et ce n'est pas de la fainéantise.

Si les gens le savaient, pour le coup ils me jugeraient vraiment folle à lier et bonne pour l'hôpital psychiatrique mais je ne me ments pas à moi-même et n'ai pas pour habitude de ne pas dire ou écrire ce que je pense... Quoiqu'en disent ceux qui me lisent...et ce qu'ils penseront de moi après.


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