Je me souviendrai toujours
De ce jour
Où il a failli rompre ses chaînes
Qui le retiennent
A celle qu'il a épousé
Et dont l'amour s'est effacé
Au gré du temps
Et après deux enfants
Il se sentait écartelé
Sans doute
D'un côté retenu prisonnier
A ce passé qu'il ne peut oublier
Et de l'autre à moi qu'il dit aimer
C'est ce démon nommé culpabilité
Qui l'a poussé à faire un choix
Que je ne partage pas
Et, désabusée, j'ai dû m'y plier
Pas d'inquiétude, je saurai m'effacer
Mais qu'il ne me demande pas
De l'oublier ni de plus l'aimer,
Je ne pourrai pas
Et je pense à lui à chaque instant,
Il me hante
Et la nuit et le jour
Pourtant même s'il ne partage pas ma vie
Il m'accompagne dans mes rêves
Oh comme je l'aime !
Il est ma sève, mon oxygène,
Il est l'homme que j'aime,
Mon unique raison de vivre
Quand il me dit que je suis libre
Il a raison et pourtant,
Je suis enchaînée à mes parents
A qui je ments car je fais semblant
D'être heureuse
Et je suis amoureuse
Et je pense à lui tout le temps
Eternellement
Il me hante
Et la nuit et le jour
Pourtant, même s'il ne partage pas ma vie
Je l'emporte dans mes rêves
Oh comme je l'aime !
Et dans mes veines, coule la haine
Pour cette vie qu'il a choisie
Dans ma tête, un seul mot, jalousie
Mais j'ai aussi appris
Que parfois il faut savoir se faire petit
Et qui sait, peut-être un jour
Avec moi il refera sa vie ?
Poème de Christel