09 novembre 2007

Un choix difficile mais déterminé

J'ai rompu avec Joël.

Mon Joël,
Que te répondre ? Garde l'espoir, ne désespère pas car de toute façon tout ce que tu fais te sert et tu dis que tu en vois déjà les progrès (dans un de tes derniers mails), donc c'est que ça avance, ça progresse, ça va mieux. Va à ton rythme, ne bouscule pas les étapes. Comme dit mon psy donne-toi du temps.
En même temps, j'ai envie de te répondre ce que justement je te disais dans un dernier mail et que tu as trouvé agressif alors que je me montrais juste franche; si l'on est persuadé toi et moi que tout ça va prendre du temps, au risque de ne jamais nous permettre de se rencontrer à nouveau, ne serait-il pas préférable de rompre définitivement ? Cette relation toute tendre et sincère qu'elle soit n'est qu'épistolaire. Même si elle a débuté sur une rencontre et débouché sur des sentiments de tendresse (peut-on dire amour, dans notre cas ?), nous ne nous sommes jamais revus depuis 2002.
Même dans l'éventualité de conserver une relation amicale, nous ne pouvons pas nous voir et personnellement, ça me dérange. Tu le dis toi-même, tu n'es pas prêt. Et moi je refuse les conditions que tu me proposes quant à se voir dans un milieu hospitalier. Crois-tu sincèrement que ça soit possible ? Même dans l'éventualité que tu viennes te faire hospitaliser ici, on ne parviendrait jamais à passer du temps ensemble en se voyant dans un lieu clos où tu serais occupé les 3/4 de ton temps entre thérapie et activités. Et il est hors de question que je me fasse hospitaliser avec toi.
Donc, si un jour tu parviens à trouver la force de sortir de chez toi sans être hospitalisé, je serai ravie, folle de joie de te revoir et comme le dit PK sur mon blog, c'est en passant le plus de temps possible ensemble, allant chez l'un chez l'autre etc que l'on peut savoir si nos sentiments sont forts ou pas et si toi et moi sommes faits pour vivre un bout de chemin ensemble.
Alors, au risque de me faire traiter d'égoïste ce dont je me fiche car je sais que je ne le suis pas et beaucoup de gens en ont conscience (ormis toi puisque tu es le seul à ne jamais m'avoir dit que j'étais généreuse alors que je pensais beaucoup plus à ton bien-être qu'au mien), je veux vivre le mieux possible, être en droit de gérer ma vie de manière à être bien dans ma peau et à guérir plutôt que de régresser.
C'est difficile, la vie. C'est difficile d'être adulte. On doit toujours prendre des décisions..
Gros bisous,
Christel
Ma Christel
J'avoue que j'ai du mal à suivre tes pensées...tes mails se suivent et ne se ressemblent pas : un jour tu me dis que tu m'aimes et le lendemain tu m'écris pour me dire qu'il serait peut être mieux de cesser toute relation..C'est vrai que l'on ne s'est pas vus depuis 2002 et qu'il est difficile pour nous deux d'évaluer nos sentiments sans nouvelle rencontre, mais on est toujours restés en rapport..on s'est toujours soutenus, on a toujours été là l'un pour l'autre...Tu me dis que tu veux avoir le droit de gérer ta vie mais qui t'en empêche ? pas moi en tout cas !! Tu penses que tu as besoin que nous coupions toute relation pour guérir ? tu te sentiras mieux ? plus "libre" si nous ne sommes plus en rapport ?? Je ne comprends peut être pas ce que tu veux exprimer mais je ne vois pas en quoi la relation qui nous unit depuis 5 ans te "pèse"...elle t'empêche de te sentir libre de rencontrer quelqu'un d'autre ??  ou tu as besoin de "faire ton deuil"...? Si tu pense que c'est mieux je suis prêt à ne plus t'écrire mais franchement je ne vois pas ce que ça va changer...
Bisous
Joel
L'un n'empêche pas l'autre, Joël. Non, je ne ments pas quand je dis que je t'aime. Mais en même temps, peut-on vraiment parler d'amour ? C'est ce que je te dis dans ce dernier mail.
On a des sentiments l'un pour l'autre mais comment savoir si c'est de l'amour ? On s'est vu 4 jours sur les 7 que j'ai passé à six fours. On ne s'est pas revus depuis. Je ne vais quand même pas me répéter dans chaque mail. Sais-tu, toi, si tu es vraiment amoureux de moi ? En es-tu sûr à 100% ? Non. On ne sait pas vraiment comment appeller nos sentiments. Et tu le sais. J'en suis sûre.
Et oui, je crois que je préfère rompre un rêve qui ne se réalisera jamais plutôt que continuer à rêver que l'on se reverra. Car je suis certaine que malgré tout ce qu'on dit, tout ce qu'on espère et tout ce qu'on croit ou pense croire il n'y a pas d'espoir entre nous deux. Et non, ce n'est pas pour me sentir libre de rencontrer quelqu'un d'autre car je ne veux pas d'un autre homme que toi. Je ne me sacrifie pas, c'est juste que je suis bien comme je suis si je ne dois pas être avec toi. Compliqué à comprendre, peut-être..
Et oui, je pense que je me sentirai mieux si nous coupons toute relation car là au moins je saurai où j'en suis. Tourner la page, comme je l'ai fait avec Jean-Luc (qui m'a recontacté pour savoir comment j'allais, de sa propre initiative et qui me dit qu'il a très bien compris ma volonté de couper les ponts) et comme je l'ai fait avec Jean (pas mon ami belge, un autre qui m'écrivait des poèmes). Lui aussi il était en couple.
Comme je te l'ai écrit, si un jour tu es complètement libéré de tes chaînes, je ne te rejetterai pas. Et tant pis si tu me réponds que dès lors où je prends cette décision mûrement réfléchie de rompre toi tu ne reviendras jamais en arrière. Si ça doit être ainsi, je l'accepterai. Je le comprendrai. De toute façon, tu trouveras mieux que moi.
Et pour répondre à ta dernière question, cela me pèse depuis 5 ans de savoir que tu existes quelque part et que l'on ne puisse profiter l'un de l'autre en se voyant quand bon nous chante. Oui, c'est pesant pour moi de ne pouvoir te téléphoner quand je le veux, de devoir attendre que tu en prennes l'initiative et uniquement quand madame n'est pas dans les parages. De ne pouvoir prendre la décision de monter dans le sud ouest passer des vacances avec toi.On a beau dire, même s'il n'y a plus rien entre vous deux, elle est au milieu quand même. Je suis la 5 è roue du carrosse.
Nous n'avons pas une relation saine, franche. ëtre amis ou amants, d'accord, mais pas ainsi. Alors oui, je tourne une page de l'épais livre de ma vie..
Je resterai sur mes souvenirs.
Gros bisous,
Christel
Tu sais très bien que je ne peux te répondre la meme chose que toi : comment être sûr de nos sentiments sans se revoir ?
Je t' ai écris en te disant que j'ai trouvé une clinique à Lyon, dans laquelle je pourrais faire de nouveaux progrès...que l'on pourrait s'y voir, que sortir avec toi pourrait m'aider à guérir...et tu me réponds que NON...Tu préfères que je te recontacte lorsque je serai totalement guéri et libéré !
Je me souviens aussi du billet (qui doit encore être dans ton blog) où tu disais avoir rompu avec jean luc et les autres mais que jamais tu ne couperais les ponts avec moi car entre nous c'était une histoire éternelle...(en février 2006..;)
Puisque te toute façon TU as pris TA décision, je ne peux que m'effacer et puisque c'est TON souhait je ne t'écrirai plus...je ne te téléphonerai plus : tu veux être LIBRE et puisque tu dis que tu es bien "comme ça"... et que tu vivras mieux sans moi alors tant mieux pour toi  !
Personnellement je regrette TA décision de vouloir "faire le ménage" autour de toi pour te sentir mieux...mais visiblement ce que je peux ressentir ne compte pas pour toi donc je te souhaite une "bonne continuation"... Je ne compte pas t'oublier non plus donc tu resteras aussi un joli souvenir :)
Gros Bisous
Joel 

Commentaires

Dis donc c'est trés personnel tout ca :)

Que dire .....c'est triste mais si vraiment vous etes fait l'un pour l'autre , un jour vous vous retrouverez !

Personnellement , je pense que vous etes plus ami qu' amoureux . La "maladie" vous as " enchainer " l'un a l'autre, vous vous " aimez " parce que vous vous soutenez , vous ecouter , vous savez que quoiqu'il arrive l'autre est là!

Mais moi j'ai envie de vous posez cette question : si vous n' aviez pas eu vos maux l'un et l'autre , si tout aller bien , est ce que vous auriez la meme complicité , la meme vision l'un de l'autre ? des sentiments tout simplement ?

Je pense que vous tenez l'un à l'autre , là rien à redire ca se sent dans vos ecrits , vous vous considerez comme des bouees de secours l'un pour l'autre parce que vous vous comprenez .

Je pense que vous etes plus meilleur ami qu'amant et c'est là ou vous n'arrivez pas à faire la difference .

La barriere est tellement fine et je sais de quoi je parle que parfois on arrive pas à faire la difference ! Certains pense que ce n'est que de l'amitié et c'est de l'amour et d'autre pense que c'est de l'amour et en fait c'est de l'amitié ;)

Bon courage en tout cas

Ecrit par : choupette | 10 novembre 2007

Oh, que je suis curieuse..J'ai l'impression de lire votre courrier intime...J'arrive du blog d'une autre Juliette qui écrit de jolis poèmes, et, suis tombée sur un de vos coms du mois de mai, où je vous, tu ai répondu.Et, où tu parlais de ton mal-être, de ton mal de vivre....

Je te disais (je sais, pas très gentil, ne te connaissant pas, ni ton vécu, ta vie)..que tu devrais aller lire "le site essentielles", dédié au cancer du sein, et, où tant de jeunes femmes souffrent et combattent la maladie, même des très jeunes (la + jeune a 17 ans),et, s'accrochent de toutes leurs forces à la vie...Mais, où,hélas certaines meurent aussi....

Mais, je sais aussi, que les plaies de l'âme sont difficiles à guérir....Il y a 2 jours, j'ai encore vu une psy (qui ne m'a pas fait payer, c'est bien la 1ere fois)...Pas facile de s'en sortir....

J'ai lu quelqu'uns de tes échanges avec Joel, et, je vais me la jouer Mennie Grégoire (si tu es jeune, tu ne dois pas connaître), qui s'occupait du courrier du coeur, sur RTL, je crois..Elle en a aidé des couples...
D'après ce que j'ai compris (tu m'arrêtes, si je me trompe), tu as un amoureux, qui a une compagne, et que tu as peu vu en 4 ans..Pas facile l'amour à distance....Votre "amour", au fond, n'est que virtuel....

Il te suggère de te donnez rendez-vous dans un hôpital, c'est bien la 1ere fois que je vois ça...Amusant....Et, la nuit, vous ferez comment ? si, lui, est dans un autre pavillon ou un autre étage...Vous ferez le mur ? Vous vous glisserez dans les couloirs, en douce, en longeant les murs, et, en faisant attention à ne pas tomber sur une infirmière..Heureusement, les infirmières, on les entend de loin, la nuit....Elles ne sont guère discrêtes et ne respectent guère le sommeil des autres...
Ton amoureux a l'air + atteint que toi...Il veut courir plusieurs lièvres à la fois, et, j'ai l'impression qu'il s'accroche à toi, comme à une bouée de sauvetage..Il te garde "en réserve", comme une bonne "poire".....Peut-être es-tu + forte que tu ne crois....Le peu que j'ai lu de toi, ne me donne pas l'impression que tu ne vas pas bien dans ta tête...

Remarque, je donne aussi la même impression...Depuis ma maladie, je me cherche, je fais "des conneries"..La "psy", il y a 2jours, m'a dit que je devais faire ma crise de croissance..C'est vrai que je me suis mariée jeune..Et, maintenant, j'aurais envie de goûter à tout, même à ce qui est interdit...Je suis en train de fermer mon blog, au grand desespoir de mes fidèles lecteurs, qui ne savaient jamais à quelle sauce, j'allais les manger,et, je les faisais rire...Mais, en, ce moment, je n'ai + envie de rire...Je vais sévir sur les blogs (gentiment)et vais être la nouvelle Mennie Grégoire, non du sexe, mais de la blogosphère....Je suis sur Over-blog, et, ai atterri sur vos blogs, à toi et à l'autre Juliette en tapant Juliette, car, il doit y en avoir bcp, car, tous les jours, on atterri chez moi par hasard (enfin presque)...

J'espère que je ne me suis pas trop imposée...Mais, je te donne un conseil (tu en fais ce que tu veux)...Ménie Grégoire aurait dit : ton histoire avec Joel n'a que trop duré, elle ne peut mener nulle part (la preuve, en 4 ans, vous ne vous êtes vus qu'une fois 4 jours)....Ton mec vit dans le virtuel, et, ça doit l'amuser d'avoir quelqu'un sous la main, qui peut d'un claquement de toi, venir à lui....Mais, je suis peut-être trop vieille, et, je ne comprends peut-être pas les moeurs des jeunes d'aujourd'hui....Je sens que tu es jeune, n'est-ce-pas...Vis ta vie, fréquente moins le net (facile à dire, quand moi, je m'y vautre aussi), trouves-toi un amoureux, tu dois être jolie, car, tu as l'air d'être courtisée (vi, je suis une vieille du siècle dernier), tu as l'air de n'avoir que l'embarras du choix...Et, chasse les mauvais démons de ton corps..Sais-tu, que moi-aussi, toute ma vie, je me suis posée trop de questions....notre enfance nous pourrit la vie...Chasse ton enfance (si tes problèmes viennent de là), et, regarde devant toi..Tu le dis toi-même, tu aimes regarder les oiseaux chanter, les fleurs, la beauté de la nature, donc, c'est que tu aimes la vie....

Tu dois te demander ce qu'une centenaire comme moi (bon, un peu moins) vient faire sur ton blog...Mais, j'adore me mêler de ce qui ne me regarde pas...Et, les blogs sont là, pour être lus, n''est-ce-pas !...et attendent un commentaire...Le mien est long, passera t-il !Si tu veux d'autres conseils, tu peux me mettre un message sur mon blog..J'ai laissé la dernière page ouverte, pour y recevoir des messages...Bonne chance à toi, et, laisse tomber Joel...A mon avis, il ne te mérite pas....

Ecrit par : JULIETTE03 | 10 novembre 2007

Bien vu, choupette. D'ailleurs, je le lui ai écrit que je ne savais pas si c'était de l'amour ou de l'amitié...et personnellement, je pencherais plutôt pour le deuxième cas. En effet, Joël et moi sommes tous deux fragiles et sensibilisés par des problèmes handicapants
qui forcément peuvent que nous rapprocher car l'on se comprend. Sauf que là, Joël semble ne pas tout comprendre de mon choix. Je crois qu'il fait un blocage concernant mes raisons. Peut-être ne veut-il pas se l'avouer, je ne sais pas, je ne suis pas à sa place. Ce dont je suis sûre c'est que je tiens très fort à lui, même si peut-être il doute de ma sincérité. Mais mieux vaut rompre que d'espérer le revoir car je suis de plus en plus persuadée que l'on ne se reverra jamais. Petite intuition et généralement elle ne me trompe pas.
Je comprend que Joël (ou d'autres, peut-être) puisse être surpris par mon choix dans le sens où je tiens à lui parce que quelque part je suis effectivement en contradiction avec moi-même. Je tiens à lui et je le "quitte" (entre guillements puisque nous n'avons jamais été vraiment ensemble). C'est contradictoire !
Mais se faire mal inutilement, en aimant ou croyant aimer d'amour une personne qu'on ne peut voir à quoi ça sert ? Pas à être heureux en tous cas. Si Joël pouvait dès maintenant me certifier qu'il est certain que sa guérison est assurée à moyen terme et que l'on pourra mener une vie normale en se rencontrant autant de fois que l'on le souhaite, en essayant de se connaître davantage afin de voir si nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre etc, je continuerai notre relation épistolaire en attendant mieux.
Je peux passer pour un être égoIste face à ce choix puisque je décide finalement de ne pas attendre Joël. Contrairement à ce que je lui avais assuré il y a peu. Mais je ne suis pas certaine de tout bien comprendre moi-même car la vie nous échappe parfois.
Quant à "si vous êtes vraiment faits l'un pour l'autre vous vous retrouverez", je n'en suis pas si sûre que toi, choupette. Je connais le caractère de Joël et dès lors où je fais un choix et qu'il l'accepte (contraint mais quand même), on est assuré d'un non retour. Il ne reviendra pas vers moi. Il est beaucoup trop fier pour ça. Mais tant pis. Il sait qu'il peut changer d'avis et me faire signe quand il sera prêt, je ne le rejetterai pas.

Ecrit par : catwoomen | 10 novembre 2007

Chère Juliette que je ne connais pas, d'abord merci d'être passée, d'avoir lu et d'avoir participé à ce "débat". Je ne t'en veux pas du tout de ce que tu as pu dire à l'époque sur moi (enfin, le terme n'est pas exact mais bon) sur le blog de Juju, je ne m'en souviens même pas et d'ailleurs je me demande si je l'ai lu, ton commentaire... J'ai dû zapper.
Concernant le cancer du sein et la maladie en général, sache que tu sais à qui parler car j'ai soutenu ma meilleure amis dans ce combat pendant plusieurs années. J'étais auprès d'elle lorsqu'elle s'est fait enlever les tumeurs (car il y en avait plusieurs petites au même sein) et le sein. J'étais auprès d'elle à la fois à l'hôpital où j'allais la voir chaque jour et dans sa vie en général. Je l'ai connue à l'époque de son premier cancer du col de l'utérus. C'était ma meilleure amie, elle avait dix ans de plus que moi et elle nous a quitté à 40 ans, après s'être battue comme une lionne, soutenue par ses proches, par moi, par mes parents dont elle était considérée comme leur propre fille. Elle vivait en Bretagne, à St Laurent de la mer sur la commune de Plérin et non loin de St Brieuc. Je n'ai pas hésité à prendre une semaine de congés pour l'assister dans cette ultime épreuve, comme si j'avais pressenti que c'était la dernière fois que je la voyais.
Grâce à moi, selon un de nos amis communs, Cathy est sortie rapidement de l'hôpital car cela lui avait donné le moral. Je logeais chez elle durant son hospitalisation et je prenais chaque jour le car pour St Brieuc. Crois-moi, c'est terriblement dur quand on a une vingtaine d'années (l'âge que j'avais à l'époque des fais) et que l'on ne va pas bien soi-même dans sa tête d'être présente pour une autre personne que soi, de faire abstraction de ses problèmes même s'ils ne sont pas d'ordre médicaux juste pour aider un être que l'on aime à vivre le mieux possible sa maladie. Je suis ressortie de cette épreuve complètement anéantie. Peut-être que j'ai aidé Cathy par ma présence mais je n'ai pas réussi à lui faire gagner cette guerre contre le cancer et le jour où Pierre notre ami commun m'a téléphoné chez mes parents pour m'apprendre son décès, je me suis littéralement effondrée. Je me revois encore glisser le long du mur, pleurant toute ma tristesse et ma colère face à cette putain de maladie. Pleurant contre mon propre sort car quand on perd quelqu'un ce n'est pas sa mort que l'on pleure mais l'abandon que l'on ressent parce que cet être va nous manquer à tout jamais.
La maladie, je l'ai connue au quotidien avec ma propre mère aussi depuis que je suis née. Elle vit avec les ennuis de santé (plus de 20 interventions chirurgicales à ce jour) depuis l'âge de 5 ans. J'ai dû me construire avec la maladie qui cotoyait ma vie et celle de mon frère et mes parents. J'ai moi-même eu des soucis de santé les premiers mois de ma vie.
Je sais ce que traversent tous ceux qui souffrent un jour d'une maladie. J'en connais tous les désagréments. Je pense que c'est un mal pour un bien car cela m'a permis de mûrir assez vite. Même si à une époque j'ai rejeté en masse cette vie. Ce qui s'est soldé par une sorte de régression, un petit retour dans l'enfance perdue trop tôt.
Quant à Joël, nous avons 17 ans d'écart, je suis une femme de presque 39 ans. Il s'est servi de moi à une époque c'est vrai mais à une époque où il n'était plus lui-même. A présent, je peux te dire que ce n'est plus du tout le cas. C'est quelqu'un d'honnête, de sincère même s'il a parfois des attentes déroutantes. Il se bat lui aussi contre une vie pas facile. C'est un homme foncièrement bon et touchant. Je ne suis pas sa bouée de sauvetage. Et il n'est pas la mienne. Si Joël vit dans le virtuel alors moi aussi dans ces conditions. Et pourtant, ce n'est pas ce que tu crois. On peut parler de relation virtuelle lorsque des personnes ne se rencontrent jamais en-dehors de leur écran d'ordinateur. Quand ces personnes ne connaissent pas les coordonnées de l'autre. Ce qui n'est pas notre cas. Et Joël m'avait même donné leur numéro de tel personnel malgré son couple. J'ai déjà appellé Joël alors qu'il y avait sa femme chez eux. Entre eux, c'est privé, je ne raconterai rien.
Je ne t'en veux pas du tout, sache-le. Tu as une vision juste erronée. Ce qui est normal car tu ne vis pas dans l'histoire.
Maintenant, si de ce que tu as lu de moi te donne l'impression que je suis bien dans ma tête c'est tout simplement parce qu'en ce moment je vais effectivement très bien. Tu n'as pas dû lire les premiers billets, mais je ne t'en veux pas.
Je te fais des bisous

Ecrit par : catwoomen | 10 novembre 2007

Ma petite Christel, j'ai envie de te dire une phrase que me disait mon père ...
Parfois, si ton bras a la gangrène, il faut savoir accepter de l'amputer pour sauver le reste du corps.
Non pas que je compare Joël à la gangrène, loin de là.
Non, c'est votre histoire qui a la gangrène, votre relation qui n'en est pas vraiment une, et qui t'empêche d'avancer parce qu'elle entretient un flou et une équivoque.
Demander à Joël de sortir de ta vie, c'est t'amputer d'une partie de toi, et te priver peut être aussi d'un espoir pour l'avenir, mais c'est aussi sauver le reste de ta vie.

Ecrit par : pkdille | 10 novembre 2007

Voici une expression que je ne connaissais pas mais qui est très intelligente, très logique et qui me plait beaucoup.
De toute façon, je ne reviendrai pas sur ma décision qui est irrévocable, j'ai rompu avec Joël et même si ça ne m'empêchera pas de penser à lui de temps en temps, ça ira parce que je le veux ainsi. Donc, ne t'inquiète ma PK ! Mille bisous

Ecrit par : catwoomen | 11 novembre 2007

Je crois que tu as bien fait.

Ecrit par : estelle | 11 novembre 2007

Belle image, PK, en effet...

Bon courage, Cat, pour cette page qui se tourne. C'est bien, que tu te positionnes. C'est courageux et surtout honnête avec toi et avec lui.

Bises !

Ecrit par : Marie | 12 novembre 2007

Ben dis donc, il y en a des choses depuis mon dernier passage!
Tu m'excuseras mais je n'ai même pas trop le temps de m'occuper du mien de blog! Alors je vais profiter du weekend pour me mettre un peu à jour...
Je te dis comme Estelle, PK, Marie et j'en oublie: tu as bien fait.
Bon courage pour la suite, mais je crois que tu est bien avancée dans le bon chemin.
Gros bisous

Ecrit par : José | 17 novembre 2007

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